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LE CYCLE DE VIE
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1- SYSTEME REPRODUCTEUR2- LA REPRODUCTION3- LES ŒUFS4- LA LARVE
1- SYSTEME REPRODUCTEUR :Comment distinguer les sexes extérieurement ? Chez les femelles deux ovaires se trouvent dans le corps adipeux sur chaque coté de l'abdomen et chacun est composé de huit ovarioles et chacune de celles-ci produisent un œuf. Les oviductes latéraux se vident dans un oviducte commun ou oviducte médian qui s'ouvre vers l'extérieur via l'ovipositeur. Située à la jonction des oviductes se trouve une petite spermathèque brune qui emmagasine le sperme reçu lors de l'accouplement. Lorsque les œufs passent ce point, ils sont fertilisés.
Chez les mâles les testicules sont difficiles à voir puisqu'ils sont translucides et dispersés dans la masse du corps adipeux. Chaque testicule est composé d'un nombre de follicules et chacun produit du sperme. Le sperme passe par le canal déférent, le canal éjaculateur médian et plus tard à la femelle pendant l'accouplement.
Deux glandes proéminentes avec des projections en forme de doigts sont situées à l'extrémité postérieure de l'abdomen et sont les glandes accessoires mâles ou corps fongiformes. Les glandes accessoires mâles sont impliquées dans la production de liquide séminal qui est passé avec le sperme à la femelle et dans la production du spermatophore. |
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2- LA REPRODUCTION :La maturité sexuelle est atteinte entre un et six mois. La notion de phéromone (qui sera traitée dans le chapitre suivant) est d'une grande importance dans la reproduction chez les Blattes. Captée par les antennes du mâle, l'odeur de phéromone de la femelle le pousse à entreprendre une cours sérieuse, les ailes relevées à 90 degrés et battantes, les segments postérieurs de son abdomen se faisant de plus en plus saillants, à l'approche de la femelle. Il découvre donc son dos et en particulier les glandes tergales (dorsales). La sécrétion de ces glandes attire la femelle au moment de l'accouplement. Elle lui monte alors sur le dos pour lécher ces sécrétions tergales. Chez les Blattes, les aphrodisiaques de ces glandes sont composés à 80% de protéines et il est donc possible que non seulement cela provoque l'immobilisation de la femelle mais également permette un apport nutritif pour la maturation des œufs par la femelle. Le mâle, lui, se glisse sous elle jusqu'à ce que la connexion se fasse entre les appendices sexuels, se déplaçant ensuite pour qu'ils soient bout à bout dans une position linéaire. Il profite donc de l'immobilité de la femelle à ce moment. Il agrippe ses genitalia et dépose finalement un petit spermatophore à l'entrée des voies génitales de la femelle. Cette enveloppe contient les spermatozoïdes. Le tout dure de 2 à 3 heures pour la Blatte germanique. Même en laboratoire, on n'a pu observer de périodicité dans les rapports, qui n'est peut-être dictée que par l'envie, d'autant plus qu'une seule relation sexuelle peut suffire pour garder une femelle fertile toute sa vie. Il est important de noter que les Blattes, comme beaucoup de Lépidoptères, sont occasionnellement issues d'œufs non fécondés : C'est un processus de parthénogenèse où les cellules reproductrices, plutôt que de contenir les 23 chromosomes habituels appelés à " fusionner " avec les 23 chromosomes d'une cellule reproductrice mâle, en contiennent déjà 46. Toutes les larves issues de ce mode de reproduction seront des femelles, qui demeureront très souvent au stade embryonnaire, sans jamais éclore. Seulement quelques œufs issus d'une parthénogenèse ayant été obtenu en laboratoire chez Periplaneta americana et, encore plus rarement, chez Blatella germanica. Par opposition, une ponte contient habituellement à elle seule une trentaine d'œufs, ce chiffre variant énormément selon la saison, la température, l'humidité et la population. |
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3- LES ŒUFS :Les œufs sont réunis dans une capsule de consistance cornée appelée oothèque. Sa forme et sa taille sont variables : en général longue et allongée, un peu comprimée, divisée par une cloison médiane dans le sens de la longueur. Les œufs sont disposés verticalement de chaque côté de cette cloison. Il faut savoir que le nombre d'œufs dans une oothèque va de six à cinquante ; et chaque blatte dépose en moyenne trois ou quatre oothèques. A la sortie de l'oviducte, les œufs sont entourés d'une sécrétion des glandes accessoires de l'appareil génital qui durcit et se colore rapidement à l'air. En effet les Blattes empaquettent leurs œufs ensemble de façon très soignée, en les recouvrant d'une couche de cément qui, de lui-même, se durcit. Pendant la ponte, l'oothèque se forme ainsi et arrive à faire saillie à l'extérieur de l'abdomen ou elle demeure généralement engagée pendant un certain temps avant d'être déposée. Les femelles pondeuses peuvent lâcher et disperser ces oothèques dans les divers endroits qu'elles fréquentent. Chez certaines Blattes pourtant, on voit les femelles porter les œufs quelques temps, faisant saillie à l'extrémité de leur abdomen, jusqu'à ce que les jeunes soient prêts à éclore: Ces Blattes sont vivipares c'est à dire donnent naissance à des larves vivantes. Dans ce cas, l'oothèque a une structure membraneuse et est conservée à l'intérieur de l'utérus jusqu'à ce que les œufs éclosent. Le mécanisme qui dans l'œuf de la Blatte assure l'approvisionnement en oxygène a été très étudié car il est tout à fait spécifique : Chaque œuf possède une sorte de protubérance fait d'une substance spongieuse remplie d'air, qui est reliée à une couche d'air du type habituel sous le chorion. Le problème est de savoir comment l'œuf peut respirer quand il est ensuite recouvert par un cément épais et durci. L'explication est qu'au fur et à mesure que chaque œuf est émis dans la cavité incubatrice, il est soigneusement mis en place contre l'œuf précédent, et le cément est coulé à leur surface. Mais une structure minuscule, portant deux cornes, est alors maintenue au-dessus du pôle respiratoire de l'œuf et, lorsque le cément a durci, ces cornes laissent en place deux petits canaux qui relient le corps spongieux à l'air extérieur. Ce processus se répète pour chaque œuf de sorte qu'à la fin on peut voir le long de la crête de l'oothèque une série de petites masses spongieuses remplies d'air avec chacune deux canicules aérifères les reliant à l'extérieur. Ces canicules sont tous identiques, car ils proviennent du même moule. L'oothèque de la Blatte durcit non seulement par tannage à l'air, mais aussi par dépôt dans le cément de fins cristaux d'acide oxalique. Pourtant la jeune Blatte ne rencontre pas de difficulté pour rompre la coque ovulaire très fragile : il faut quand même plusieurs heures au jeune pour faire éclater l'œuf en avalant de l'air, ce qui a pour effet de doubler son volume, et faire céder la membrane. En ce qui concerne l'oothèque, qui est le principal obstacle, il cède sous la pression combinée de nombreuses larves. Une fente apparaît le long de la ligne de moindre résistance, au niveau où les deux moitiés de l'oothèque sont accolées et les larves s'échappent par cette fissure : Le durcissement de l'oothèque à donc été contourné par l'évolution à fin de faire sortir les jeunes Blattes sans problème. |
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4- LA LARVE :Peu avant l'éclosion, la femelle dépose donc l'oothèque, et des larves vermiformes en sortent. Elles muent aussitôt et se transforment en minuscules Blattes sans ailes. Le développement post-embryonnaire comporte un nombre de mues élevé, treize dans certains cas. La mue qui lui permet d'accéder au stade suivant est imminente lorsque ses yeux noirs et brillants deviennent ternes, puis bleus, recouverts d'une enveloppe opaque : Le volume de son sang augmente, elle libère sa tête et son thorax, puis son abdomen, tous blancs pendant encore quelques heures. Si elle libère l'abdomen en premier, elle meurt, le taux de mortalité atteignant tout de même 40% lors de la dernière mue, celle qui marque le passage définitif de la larve à l'adulte qui, de deux à cinq jours plus tard, ira perpétuer l'espèce à son tour. Le mode de vie des blattes est le même depuis la naissance jusqu'à l'âge adulte, de sorte qu'on ne peut parler vraiment de larves. En fait les principaux changements du développement s'effectuent au niveau des ailes et des organes reproducteurs. Les jeunes stades sont donc d'une forme semblable à l'adulte, les fourreaux alaires se développant progressivement à l'extrémité au fur et à mesure de la croissance. En arrière du cerveau on trouve une minuscule glande à sécrétion interne, appelée " corpus allatum ". Pendant toute la période larvaire, cette glande sécrète une hormone appelée hormone juvénile, et, aussi longtemps que celle-ci est présente dans le sang, les cellules épidermiques produisent, à chaque mue, une cuticule de type larvaire. Ce corpus allatum serait sous contrôle du cerveau. Cette hormone disparaît dès que le dernier stade larvaire est atteint. La mue qui intervient alors (la dernière) transforme l'insecte en sa forme adulte définitive. Il existe pourtant une persistance des caractères larvaires à l'âge de la reproduction connue sous le nom de " néoténie " : Elle existe à un faible degré chez la Blatte, car si on enlève le corpus allatum à une larve du dernier âge (stade pré-adulte), celle-ci donnera un " super adulte ", c'est à dire un insecte à caractères adultes plus accusés que normalement. On peut donc en déduire que l'adulte normal de la Blatte est très légèrement juvénile. |
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